ONU
L’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé l’année 2026 “Année internationale du pastoralisme et des pâturages“ sur proposition de l’UNESCO.
L’UNESCO s’est également prononcé en 2022 sur la demande de 5 Pays – dont La France – concernant le classement de la Transhumance au Patrimoine Immatériel de l’Humanité. Le 6 décembre 2023, la transhumance fût reconnue comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco.
Le CORAM, la Maison de la Transhumance et le CERPAM sont membres du « Comité de Suivi du Plan d’Action National ».
La FNCP a été sollicitée pour rejoindre le « Comité de Suivi du Plan d’Action National ».
La FNCP travaille au Projet de Création d’une FICP en accompagnant les Groupes :
– EUROPE – piloté par EUROMONTANA – dans lequel les différents Partenaires Français – dont la FNCP – font partie,
– ALBANIE – dans lequel un Projet d’ACP du Nord de l’Albanie est à l’étude,
– AFRIQUE de l’OUEST dans lequel il y a déjà 4 FNCP créées et 3 FNCP en projet
Manifestation de la commission NAT du Comité européen des régions.
Manifestation organisée avec le soutien de l’initiative Yolda, d’Euromontana et du groupe régional de soutien à l’«Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux» pour l’Europe.
Pastoralisme: un outil crucial pour relever les défis de la durabilité dans l’UE et au-delà.
14 juin 2021, 9 h 30 – 13 heures
webinaire
Contexte
Le pastoralisme est une pratique traditionnelle d’élevage extensif sur des terres de parcours situées dans des zones de montagne, de plaines sèches, de savanes, de steppes et de toundra. Cette forme d’élevage fait un usage économique de zones qui ne conviennent pas à l’agriculture mécanisée et/ou qui sont difficiles d’accès. Les parcours et les éleveurs pastoraux contribuent aux moyens de subsistance et à la sécurité alimentaire de millions de personnes dans le monde. Ils apportent également des avantages considérables en matière d’adaptation au changement climatique et d’atténuation de ses effets, de préservation de la biodiversité et de services écosystémiques, tels que le maintien de paysages ouverts. En Europe en particulier, le pastoralisme est essentiel pour maintenir les zones rurales en vie.
En raison de ces avantages apportés à l’ensemble de la société, le maintien du pastoralisme est vital pour atteindre les objectifs de l’UE en matière d’environnement, de climat et de protection de la biodiversité dans le cadre du pacte vert pour l’Europe, ainsi que pour la cohésion territoriale inscrite dans le traité de Lisbonne. Plus largement, le pastoralisme contribue à la réalisation de plusieurs objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies.
Toutefois, la poursuite de cette pratique se heurte à plusieurs menaces: difficultés résultant du contexte économique, contraintes liées à la recherche de terres suffisantes pour maintenir les troupeaux ou à l’accès aux terres dans certaines régions, obstacles à l’organisation efficace et cohérente des pâturages dans le contexte de leur utilisation saisonnière avec la pression exercée par d’autres utilisateurs des terres, sans oublier les pressions supplémentaires dues au changement climatique.
C’est pourquoi le Comité européen des régions (CdR) invite la Commission européenne à élaborer un plan d’action pour promouvoir et mieux soutenir le pastoralisme européen.
Initiative internationale
Au niveau mondial, les Nations unies sont encouragées à proclamer officiellement 2026 «Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux» afin de continuer à soutenir ces écosystèmes et ces moyens de subsistance. Menée par le gouvernement mongol, une coalition internationale d’acteurs soutient cette initiative.
Déjà, lors de la 27e session du Comité de l’agriculture de la FAO et de la 165e session du Conseil de la FAO, l’UE et ses États membres ont, en tant que bloc, souscrit à la proposition présentée par le gouvernement de Mongolie aux Nations unies de proclamer une «Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux». Cette proposition devrait être adoptée lors de la 42e session de la conférence de la FAO de juillet 2021 et sera soumise à la 76e session de l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU) en septembre 2021.
Dans ce contexte, il est de la plus haute importance que l’UE maintienne son soutien et que les États membres votent en bloc en faveur de la proposition à l’AGNU en septembre. Il sera en outre crucial que l’UE joue un rôle politique de premier plan au niveau mondial en vue d’obtenir le soutien d’autres pays.
Questions clés
Quelles sont les contributions du pastoralisme à la réalisation du pacte vert pour l’Europe?
Comment cette pratique d’élevage soutient-elle la sécurité alimentaire et favorise-t-elle la résilience des communautés rurales?
Quel est l’impact des politiques de l’UE sur le pastoralisme dans les pays de l’hémisphère sud?
Organisée autour des questions ci-dessus et de leurs résonances, cette manifestation vise à fournir une plateforme pour la tenue d’un dialogue éclairé et la formulation de suggestions sur le contenu d’un futur plan d’action de l’UE en faveur du pastoralisme, y compris des actions en vue d’appuyer la proclamation par les Nations unies d’une «Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux».
Programme
9 h 30 – Introduction
Ulrika Landergren (SE/Renew Europe), présidente de la commission NAT du Comité des régions
9 h 35 – Table ronde
Quelle est la contribution essentielle du pastoralisme à la problématique de la biodiversité et des crises climatiques dans l’UE?
Modérateur: Pablo Manzano, Global Change and Conservation et Helsinki Institute of Sustainability Science
Intervenants:
- Engin Yılmaz, initiative Yolda et «Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux»
- Jérémie Crespin, Commission européenne, DG ENVE
- Isabel Carvalhais (PT/S&D), députée au Parlement européen et rapporteure de la commission AGRI sur la stratégie de l’UE en faveur de la biodiversité à l’horizon 2030
Débat
10 h 15 – Table ronde
Quelle est la contribution essentielle du pastoralisme s’agissant de soutenir la sécurité alimentaire et la résilience des communautés rurales dans l’UE?
Modérateur: Michele Nori, PASTRES et Institut universitaire européen
Intervenants:
- Concha Salguero, Association Trashumancia y Naturaleza et Réseau Commonland
- Olivier Maurin, Réseau européen des bergers
- Antonia Luetteken, Commission européenne, DG AGRI
- Herbert Dorfmann (IT/PPE), député au Parlement européen et rapporteur sur la stratégie «De la ferme à la table»
Débat
11 heures – Pause
11 h 30 – Table ronde
Comment les politiques internationales de l’UE ont-elles une incidence sur le pastoralisme à travers le monde?
Modératrice: Margareta Amy Lelea, Institut allemand de l’agriculture tropicale et subtropicale et CELEP (Coalition des lobbys européens pour le pastoralisme en Afrique de l’Est)
Intervenants:
- Ken Otieno, Institut des conflits de ressources (RECONCILE), Kenya
- Hindatou Amadou, APESS (Association pour la promotion de l’élevage au Sahel), Burkina Faso
- Philippe Thomas, Commission européenne, DG INTPA
- Michèle Rivasi (FR/Verts), députée au Parlement européen, commission DEVE
12 h 10 – Table ronde
Comment renforcer les efforts de l’UE et de la communauté internationale en vue de l’adoption par l’Union d’un plan d’action en faveur du pastoralisme et de la proclamation par les Nations unies d’une «Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux»?
Modératrice: Marie Clotteau, directrice d’Euromontana
Intervenants:
- S.E. Mendsaikhan Zagdjav, ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de l’industrie légère du gouvernement de Mongolie
- Rui Martinho, secrétaire d’État à l’agriculture et au développement rural, représentant de la présidence portugaise du Conseil
- Maria Helena Semedo, directrice générale adjointe de la FAO
- Représentant(e) de la Commission européenne
Débat
12 h 50 – Conclusions
Juan Andrès Gutiérrez, président d’Euromontana
Dispositions pratiques
Interprétation simultanée de et vers le français, l’anglais et l’espagnol
Interprétation simultanée à partir du suédois
Information:
- CdR: helene.moraut@cor.europa.eu
- Yolda: engin@yolda.org.tr
- Euromontana: marie.clotteau@euromontana.org