Paturage des intercultures par les Ovins
La valorisation des couverts hivernaux par le pâturage des moutons est une pratique innovante qui se développe en Wallonie depuis quelques années. Son originalité est notamment de s’appuyer sur un partenariat « gagnant / gagnant » entre un cultivateur et un éleveur et s’inscritdans une nouvelle dynamique du secteurovin. Le Collège des Producteurs, filière ovine, à l’origine de ce développement et le Réseau wallon de Développement Ruralse sont associés pour produire ce carnet, afin de faire le point sur cette pratique qui touche à des questions d’agronomie et d’élevage, mais aussi aux dimensions économiques, environnementales et sociales qui y sont associées.
Pour son implication dans le des couverts de cultures par des troupes bénéficié du soutien du projet de recherche européen DiverIMPACTS1 et, au travers de celui-ci, d’une implication du Centre wallon de Recherches agronomiques. Ces partenariats ont conduit notamment auprojet régional de recherche SERVEAU2
ciblant l’impact de la pratique sur la ressource en eau.
Toutes ces collaborations, et surtout cellesdes quelques éleveurs et agriculteurs
pionniers qui ont eu l’audace d’initier et de développer ces partenariats innovants, ontapporté les éclairages croisés essentiels au
contenu et à la validité de ce carnet.
Après avoir rappelé quelques principes agronomiques et zootechniques, ce carnet capitalisera les acquis de ces dernières années afin de les mettre à disposition de celles et ceux qui souhaiteraient découvrir, ou se lancer, dans cette pratique quis’insère aujourd’hui dans de nouvelles secteur ovin, agriculture de conservation des sols, diversification, agroécologie, …).
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Fiche d’inventaire du Patrimoine Culturel Immatériel
Forme de l’agropastoralisme, la transhumance(du latin trans, «au-delà», et humus, «terre»)consiste à déplacer, à certainessaisons, de grands troupeaux d’ovins, de bovins, de caprins et d’équins, sur des distances plus ou moins longues. En France, elle subsiste de manière vivante et organisée dans plusieurs territoires: Alpes, Corse, Jura, Massif central, Provence, Pyrénées,Vosges, où elle modèle, avec une grande diversité de formes, les relations entre les hommes, les animaux et les écosystèmes. La pratique de la transhumance repose sur la mobilité des troupeaux et des hommes. Elle est un moyen de mettre à profit la complémentarité des ressources, en fourrage et en eau, été des activités de différents territoires qui, pris individuellement, ne pourraient accueillir en permanence des troupeaux. La mobilité des troupeaux et des hommes et la recherche de fraîcheur sont des facteurs clés d’adaptation et d’accès aux ressources. La transhumance permet ainsi d’entretenir des troupeaux productifs, malgré les contraintes pédoclimatiques des milieux visités, et complément d’autres activités localement présentes. Sa pérennité dépend de celle des systèmes d’élevage qui la pratiquent. La transhumance implique des savoirs spécifiques en matière de conduite des troupeaux, d’élevage des animaux, de gestion de l’espace pastoral et de ses ressources naturelles ou encore de gestion collective des communs pastoraux, toutes connaissances et pratiques partagées par les éleveurs et bergers transhumants, qui, pour transhumer dans de bonnes conditions, interagissent avec une grande diversité d’acteurs. La transhumance contribue à sauvegarder certains savoir-faire liés au bâti et à l’artisanat traditionnel, ainsi qu’à l’élaboration de produits alimentaires, que les bergers doivent maîtriser afin d’assurer leur autonomie durant les déplacements et la vie sur les pâturages d’altitude. Des pratiques sociales, rituels et fêtes saluent en particulier le départ des troupeaux et de leurs gardiens et les accueillent au retour.
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